Ce que j’étais

ce que j’étais en ville, ou cru être, j’ai pensé, je n’étais pas sûr, que tu y étais. Evidemment je n’ai rien fait parce que la ville, tu ne l’assistais pas

si jamais elle eût laissé le temps de savourer le matin, sentir, la ville qui te laisse sentir, que je me lève sans devoir

pour quelle raison devais-je me défendre d’elle ?

chaque jour j’ai partagé sa figure, sa zone opaque, produite chaque jour plus de dégoût.

tu n’as reçu de moi que du silence, ou bien chaque jour l’incertitude d’avoir

Ce matin comme je ne t’ai pas donné tu n’a rien pris.

on a habité le même espace, le même air respiré le même savon caressé sur l’odeur que tu laisses

Ce matin je n’ai pas respiré ta bouche, où ta mauvaise haleine m’a laissé froid

Je ne retiens pas ta bouche à la gloire de ton sommeil d’où tu m’as laissé le silence offri

Tu m’as laissé le parfum d’une eau de roche où je n’ai pas saisi

Je n’ai rien pris de ce que t’es vulgaire comme le caprice ou l’aube la remise singulière

Je n’ai laissé nul autre avec les cours du matin, rien ne m’échappe, je suis resté au même,

dans les nuits précédentes tu te laves du sourire le dentifrice, cette soif que j’abandonne

Je n’ai pas laissé le savon sur la surface de la plage matinale où ta serviette tu t’es glissée les dents brillantes

Je n’ai pas vu autrement les caresses où ton abscence m’entretenait, tu ne souhaitais pas voir frémir la peur que j’ai d’abandonner les restes

Elle a vu mon sourire celui d’un autre auquel je ne survivais pas

Je n’ai pas pu laissé le tien écarteler mes dents cela l’aurait laissé si laid, sans importance

Je n’ai laissé que le mensonge dressé comme un orbite alors que le matin je m’absorbais de glace

Je n’ai pas vu autre chose, que tu laissais, le doute, vacante, ce qu’on a dit, l’essai,

La place fuyante où t’abîmes la glace

 

 

 

 




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